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Avis Jeu vidéo

(Avis) Fort Boyard

Alors que Cyberpunk 2077 est enfin disponible après moult reports, de mon côté, j’ai joué à Fort Boyard. Les deux jeux n’ont pas les mêmes ambitions, clairement, et j’ose espérer que le second n’a pas eu la prétention de valoir quelque chose. Une promo du titre sur le Nintendo eShop m’a fait passer à la caisse malgré les avis négatifs le concernant. Pour moins cher qu’un McFlurry avec nappage, j’y ai vu là l’occasion de voir cela par moi-même. Spoiler alert : c’est encore pire que ce que je pensais.

Les quatre zigotos jouables ont le charisme d’une huître

Jouable à 4 pour souffrir en groupe, Fort Boyard reprend le principe de l’émission du même nom que j’adorais tant quand j’étais enfant. Les épreuves sont des minis-jeux dans la veine de Mario Party, sans le côté fun propice au genre. Chacune d’entre elles durent une minute en moyenne et sont entrecoupées de temps de chargement durant presque aussi longtemps. Cet écran noir avec la même musique qui tourne en boucle est le moment idéal pour se demander comment les développeurs ont jugé bon de sortir le jeu en l’état. Les contrôles ne sont pas intuitifs, les animations d’une autre époque, le doublage grotesque et la modélisation des personnages est banale au possible. Les seules bonnes choses de ce machin se résument au thème principal de l’émission que l’on entend parfois et le fort qui est reconnaissable. Encore heureux, j’ai envie de dire.

Même le Père Fouras est surpris de voir des personnes acheter le jeu

Il m’est arrivé de jouer à des mauvais jeux mais Fort Boyard en impose sur le sujet. Avec un intérêt proche du néant malgré les bonnes idées que le concept peut proposer, le jeu peine à être intéressant sur tout ses aspects. Les aficionados du programme seront déçus de ne pas y avoir tout les personnages emblématiques du programme. Une nouvelle édition a même eu l’audace de voir le jour. Vendue plein pot pour 40 €, elle permet de subir cinq nouvelles épreuves. Ne vous laissez pas avoir par le joli minois d’Olivier Minne sur la jaquette, ce n’est que de la poudre au yeux.

Même à 2,99 € en promo sur l’eShop, prenez un McFlurry, ce sera plus rentable

Fort Boyard est (malheureusement) disponible sur Mac, PC, PS4, Switch et Xbox One depuis le 27 juin 2019.

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Avis Musique

(Avis) Plastic Hearts

Trois ans après la sortie de Younger Now, Miley Cyrus revient occuper nos oreilles avec Plastic Hearts. Après la pop et la country, Miley ne fait pas dans le recyclage avec un album rock. Cet été, Midnight Sky, un titre fort réussi annonçait son retour, avant d’enfoncer le clou il y a quelques jours en dévoilant Prisoners, son morceau avec Dua Lipa.

Si la présence de Dua Lipa ne surprendra personne, la présence de Joann Jett et Billy Idol surprend agréablement

De Miley Cyrus, je retiens surtout son album Bangerz, qui a usé la batterie de mon iPhone bien comme il faut. J’avais même envie de me rendre à Lyon pour assister à son Bangerz Tour mais je n’avais pas pu m’y rendre pour une raison dont je ne me souviens plus. Ce virage rock (ou plutôt pop/rock) m’effrayait quelque peu, n’étant pas forcément friands des riffs de guitare. Sortir de sa zone de confort ne fait pas de mal et permet de découvrir d’autres styles musicaux. Et puis, je ne me suis pas abonné à  Music pour écouter en boucle Party in the U.S.A. ou Wrecking Ball.

Je ne vais pas m’étendre sur chacun des morceaux mais plus donner mon avis sur la globalité de son nouveau disque. La voix de Miley colle vraiment bien au genre musical. Tout comme elle allait de paire avec les morceaux pop de ses précédents albums, Miley dispose d’une versatilité vocale ne l’enfermant pas dans un seul genre musical. Si les morceaux dévoilés avant la sortie de l’album étaient bons, le reste est encore meilleur. Au premier abord, l’album pourra dérouter les Smilers (le nom donné aux fans de Miley Cyrus) mais ils seront rapidement en terrain connu. Assurément l’un des albums de cette année si particulière, qui aura su, par la musique, nous faire penser à autre chose.

Si je ne devais qu’écouter trois morceaux de cet album, Plastic Hearts, Bad Karma (feat. Joan Jett) et Never Be Me tourneraient en boucle.

Quelques minutes d’écoute de Plastic Hearts et vous aurez envie de louer un garage pour jouer de la guitare jusqu’à pas d’heure, au grand dam des voisins n’étant pas mélomanes

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Avis Jeu vidéo

(Avis) Super Mario Bros. 35

Nintendo l’avait annoncé il y a quelques semaines : Mario n’échappera pas à sa déclinaison en battle royale. Si Tetris 99 pouvait laisser sceptique, il s’avère que la sauce a bien pris. Cette déclinaison du genre pour les 35 ans du plombier italien le plus célèbre de la planète est alors l’occasion de retourner au Royaume Champignon.

Parcourir différents niveaux de Super Mario Bros. en même temps que 34 autres personnes à l’autre bout du monde pour espérer être faire un Top 1, voici le but, simple et efficace, du jeu. Là où ça se corse, c’est que les ennemis éliminés par les autres vont venir s’incruster dans la partie. Fort heureusement, la chose est réciproque. Il est possible, tout comme dans Tetris 99, de sélectionner les adversaires de son choix pour leur envoyer des malus . Il est possible de s’en prendre à ceux qui vous ont dans le viseur ou qui sont déjà mal en point par exemple. Les parties sont alors complètement loufoques avec des Bowser dans les niveaux aquatiques ou des plantes piranhas tout les 2 mètres. Chaque ennemi éliminé ajoute quelques secondes au chronomètre pour éviter le game over, pour peu qu’il ne soit pas causé par une chute. Les déplacements sont en effet assez rigides et la gestion des sauts n’est pas des plus aisées. Rien qui ne vient entacher le plaisir de jeu toutefois.

Si les parties se suivent et ne ressemblent pas forcément, le jeu montre assez vite ses limites. La tension qu’il y a dans Tetris 99 est ici complètement absente. Lorsque les joueurs encore en lice se comptent sur les doigts d’une main, la partie peut durer encore plus longtemps que lorsqu’il y avait tout le monde. En accumulant des pièces, il est possible de bénéficier d’un objet bonus comme le champignon ou la fleur de feu. Il est dommage que ces objets ne soient pas alors inutilisables au fur et à mesure qu’il faille désigner un(e) gagnant(e).

Super Mario Bros. 35 est sympathique sans réinventer le genre. Les parties sont rythmées mais parfois interminables. Les malus envoyés comme reçus semblent anecdotiques et la fin de partie est le plus souvent causée par un saut raté que par un ennemi. Néanmoins, l’envie de finir à la première place est bien là et la formule fonctionne sans crier au génie. Dans un tout autre style, Tetris 99 fait bien mieux le job.

Malgré ses défauts, les parties s’enchaînent. Il ne peut en rester qu’un !

Super Mario Bros. 35 est disponible en exclusivité sur Nintendo Switch depuis le 1er octobre 2020 pour les abonnés au Nintendo Switch Online. Le jeu ne sera plus jouable après le 31 mars 2021 pour des raisons que seules Nintendo connaît.

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Avis Jeu vidéo

(Avis) Phoenix Wright: Ace Attorney Trilogy

Un jeu dans lequel on joue un avocat de la défense ne vend clairement pas du rêve dit comme ça. C’est ce que je m’étais dit lorsque le tout premier Phoenix Wright: Ace Attorney est sorti sur DS en 2006 (ça ne rajeunit personne). Il ne faut pourtant pas se fier aux apparences car le jeu est une référence dans son genre et voici quelques preuves irréfutables sur le sujet.

Vous êtes Phoenix Wright, avocat débutant. Votre but : prouver par A + B que la personne accusée du pire n’a rien à se reprocher. Pour parvenir à cela, il vous faudra alors discuter avec les témoins puis examiner les lieux pour réunir des preuves avant le grand oral. Dans les phases de discussions, le jeu est ce que l’on appelle un visual novel. Ce genre de jeu consiste à suivre les pérégrinations du personnage que l’on incarne à travers des lignes de texte à n’en plus finir. Ça peut effrayer de prime abord mais lorsque le scénario est captivant, c’est du bonheur en barre. Les enquêtes sont tellement bien écrites que c’est un véritable plaisir d’y jouer. Et puis fort heureusement, les jeux vidéo ne se résument pas qu’à des jeux nécessitant d’être le seul survivant. La traduction française est de qualité et les jeux de mots ne manquent pas. Les personnages sont attachants et disposent d’animations et de mimiques qui font sourire. Les phases d’exploration consistent à fouiller les lieux pour trouver des indices en rapport avec l’affaire en cours. Chaque pièce à conviction a son importance et certaines d’entre elles devront examinées sous toutes les coutures.

Les jeux de mots ne manquent pas d’humour

La dernière phase de chaque affaire se joue au tribunal. Présenter les preuves au bon moment pour contredire les propos de la personne à la barre est indispensable pour espérer avancer. Et c’est justement ce qui peut être frustrant à certains moments. Le jeu est sur des rails concernant son déroulement et il n’est pas possible de dégainer une preuve avant qu’elle ne doive l’être. Idem pour les discussions qui se déverrouillent pour certaines d’entre elles qu’après avoir fait telle ou telle action. La logique n’excuse pas tout et pour une simulation de barreau, il est dommage d’être condamné à suivre une ligne directrice. Le chemin sur rail imposé par le jeu en vaut toutefois la peine.

Phoenix Wright: Ace Attorney Trilogy est un jeu à part mais prenant au possible pour peu de ne pas être hermétique aux jeux où les dialogues sont nombreux. Avec une dizaine d’enquêtes au compteur, cette compilation des trois premiers opus de la saga est le meilleur moyen d’y jouer à moindre coût. Si vous avez déjà fait les versions DS tout comme moi à l’époque, le jeu vaut tout de même un nouveau passage en caisse. Idéalement lorsque le jeu est en promo. Si vous n’y avez jamais joué et/ou que vous souhaitez sortir de votre zone de confort vidéoludique, attendez tout de même que le jeu soit bradé pour un potentiel bon nombre d’heures captivantes.

Phoenix Wright: Ace Attorney Trilogy est disponible sur PC, PS4, Switch et Xbox One depuis le 9 avril 2019