Quatre mois après avoir, non sans mal, obtenu mon sésame pour voir Beyoncé en concert, le jour tant attendu a eu lieu. Si je l’ai déjà vu à deux reprises sur scène, c’était à chaque fois en compagnie de Jay-Z pour leur tournéé commune. Ce concert marseillais a été l’occasion de la voir gérer le show toute seule. Et elle fait cela comme personne. Je ne vais pas tourner autour du pot : c’est le meilleur concert auquel j’ai assisté à ce jour.
Il était 11:30 lorsque je suis arrivé devant l’Orange Vélodrome. Il y avait pas mal de monde et il y avait plusieurs files d’attente tout le long du stade. Rien d’étonnant vu le nombre de catégories de billets qui ont été créées pour l’évènement : entre les différents types de place debout et assises, il y avait également des billets permettant de pouvoir entrer en avance. Sauf que le personnel du stade n’en avait que faire et toutes les files comprenaient n’importe quel type de catégorie. Si les personnes rentrant en avance s’étaient toutes regroupées au même endroit, la file en question comprenaient également des personnes munies de billets classiques. Le bordel était tel que j’ai pu en profiter pour me retrouver devant des personnes arrivées des heures avant moi. Il était en effet hors de question que je me retrouve au fond à cause d’une organisation aux fraises.

Une fois dans le stade, j’étais non loin de la barrière, mais je voyais suffisamment bien la scène pour savoir que la soirée serait bonne. L’attente a paru durer une éternité, d’autant plus lorsque la pluie est venue s’en mêler. Si elle a pu nous rafraîchir pour éviter d’avoir trop chaud, elle était bien trop importante pour que nous soyons sereins quant au maintien du concert. Le personnel avait beau évacuer l’eau de la scène, elle tombait perpétuellement. Quand soudainement, les lumières se sont éteintes et l’écran géant surplombant la scène s’est allumé. Après tout, Taylor Swift maintient ses concerts malgré l’averse, il n’y avait aucune raison que Beyoncé ne le fasse pas.

Le concert était découpé en plusieurs actes, sept précisément. Chacun d’eux était entrecoupé d’images animées sur le grand écran surplombant la scène. Les choses n’ont pas été faites dans le demi-mesure, avec des visuels tout simplement à couper le souffle. Cela a clairement renforcé l’immersion. La setlist composant les différents actes est la suivante :
Dangerously in Love / Flaws and All / 1+1 / I’m Going Down / I Care / River Deep, Mountain High
I’M THAT GIRL / COZY / ALIEN SUPERSTAR / Lift Of
CUFF IT / ENERGY / BREAK MY SOUL
Formation / Diva / Run the World (Girls) / MY POWER / BLACK PARADE / Savage (Remix) / Partition
CHURCH GIRL / Get Me Bodied / Before I Let Go / Rather Die Young / Love on Top / Crazy in Love
PLASTIC OFF THE SOFA / VIRGO’S GROOVE / Naughty Girl / MOVE / HEATED
AMERICA HAS A PROBLEM / PURE/HONEY / SUMMER RENAISSANCE
Si la majorité des morceaux étaient ceux de son dernier album en date (ce qui est logique vu que la tournée s’appelle Renaissance World Tour), certains de ses classiques étaient présents. N’ayant pas passé des heures à écouter ses premiers albums à l’époque de leur sortie, cela ne m’a pas dérangé.

Le concert a duré 2h30 et le temps a filé sans voir les heures passer. Si le premier acte a été l’occasion de pouvoir entendre les performances vocales – exceptionnelles – de Beyoncé, le reste du show a permis de la voir allier le chant et l’occupation de la scène avec brio. Il n’y a pas un moment où il ne se passe pas quelque chose. La troupe de danseurs et de choristes qui l’accompagne donnent autant envie de se trémousser que de faire les choeurs. Mention spéciale à l’intermission avec ses danseuses et ses danseurs qui nous ont offert une performance de voguing magistrale. Je n’ai d’ailleurs pas hésité à brûler pas mal de calories en me trémoussant comme jamais, notamment quand Alien Superstar – le morceau que j’attendais avec impatience – a retenti. À ce sujet, le son n’était pas bien calibré pour rendre honneur aux sonorités des morceaux. C’était assourdissant par moments, au point que des bouchons d’oreilles n’auraient pas été du luxe. Fort heureusement, cela n’a nullement entaché l’instant. Au chapitre des regrets également, à l’inverse de son concert à Paris, Blue Ivy n’est pas venue performer le temps d’une chanson. La pluie n’est pas étrangère à son absence.
Si je devais résumer le concert en un mot, ce serait spectaculaire. Que ce soit dans les visuels, la structure du concert, les tenues, la performance tant vocale que scénique, ou l’ambiance globale, la soirée était l’occasion de vivre un moment comme aucun autre. Beaucoup de médias déploraient l’absence « d’humanité » au sujet de Beyoncé. Je ne sais pas s’ils s’attendaient à ce qu’elle vienne chez eux après le concert, mais elle était rayonnante pendant tout le show. Si elle était déjà impressionnante avec Jay-Z, la voir avec la scène dédiée rien qu’à elle rend la chose encore plus exceptionnelle. Beyoncé est parvenue à se hisser à la première partie des concerts que j’ai le plus apprécié.

Prochain concert : Mylène Farmer pour son Nevermore 2023 à Marseille, au même endroit que là où j’ai vu Beyoncé. Ce sera également ma toute première fois. Cette fois-ci, ce sera assis que le concert se fera… avant la date à Nice qui, elle, se fera debout. Et pour le titre, si vous n’avez pas la réf, la voici.




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