Mylène Farmer

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Alors que je devais voir Mylène Farmer à Marseille au début du mois, la chose n’a pas pu se faire. Heureusement toutefois, j’avais toujours mon billet pour son show à Nice, date qui était censée clôturer la tournée, avant le report de ses show parisiens à 2024. Après l’acte manqué de sa tournée en 2019, cette fois, c’est la bonne.

C’est un ex qui m’a fait découvrir l’univers de la chanteuse, il y a maintenant huit ans. Son amour pour elle est tel qu’il figure dans les bonus d’un des Blu-ray de sa tournée. Après avoir écouté sa discographie, j’ai pu me rendre compte que l’image de la chanteuse au filet de voix inaudible et aux textes dépressifs est une légende urbaine. La résumer à ces clichés est une grossière erreur. Aujourd’hui, elle est incontestablement l’une de mes artistes favorites.

Alors que je redoutais de devoir faire le pied de grue devant le stade sous une chaleur étouffante, le temps a décidé de laisser la part belle aux nuages, pour mon plus grand plaisir. C’est donc sans un soleil étouffant que j’ai eu à patienter avant de pouvoir enter dans l’enceinte de l’Allianz Riviera. Le staff était également aux petits oignons, en n’hésitant pas à nous demander si nous allions bien et en discutant avec nous. J’ai d’ailleurs discuté avec les personnes autour de moi. Un couple est venu de Sète pour la voir pour la toute première fois. Ils sont venus en van pour profiter du paysage et de la ville en arrivant la veille. Idem pour un parisien, qui est arrivé sur la Côte d’Azur deux jours avant le concert afin de profiter de la mer. De cette tournée de Mylène Farmer, ce concert était son sixième. Des personnes sont venues de Belgique, de Toulouse et de tout les horizons. Je savais que Mylène Farmer pouvait déplacer les foules, j’en ai eu la preuve on ne peut plus concrète.

Peu avant 21:30 (21:25 précisément), les lumières se sont éteintes pour laisser place au show. Les écrans géants ont commencé à afficher des corbeaux volant dans tout les sens. Impossible de ne pas retenir mes larmes. Après des années passées à l’écouter et avoir tenté de la voir, j’allais enfin voir Mylène Farmer de mes yeux de myope. Quand elle est arrivée sur scène, c’était indescriptible. S’il y a des artistes que je suis content de voir en concert (de voir tout court même), dans le cas présent, j’avais face à moi le monument musical de la chanson française. J’avais limite l’impression d’être honoré d’enfin la voir. Et cette image de la star tranche radicalement avec sa gentillesse et sa simplicité. Le concert avait commencé depuis deux minutes que j’ai immédiatement compris pour quelle raison les gens vont la voir autant que possible.

Ce sentiment de joie ne m’a pas quitté du concert. Les tubes se sont enchaînés et tout est passé à une vitesse folle. La scénographie n’a pas à rougir avec ceux que les artistes internationaux sont capables de produire, c’est une vraie satisfaction visuelle. Vocalement, c’est du bonheur pour les oreilles. L’émotion était telle que lors des morceaux où elle était simplement accompagnée d’un piano, des poussières sont à nouveau venues se loger dans mes yeux. Les musiciens et les danseurs n’ont pas été en reste pour rendre les tableaux d’autant plus beaux. J’ai enfin pu vivre en direct l’euphorie provoquée par les premières notes de Désenchantée. Si en vidéo, cela met le sourire, c’est quelque chose à vivre.

Ce premier concert de Mylène Farmer était un moment suspendu. Deux heures de bonheur indescriptible. La joie de pouvoir l’observer dans son élément. Être imprégné de l’amour du public envers elle, au-delà de ses morceaux. Ses prochains concerts auront lieu dans plusieurs mois et j’envisage déjà d’y aller. Les places s’étant arrachées comme des petits pains, je compte sur les reventes à quelques jours du concert pour m’offrir cette nouvelle dose de bonheur.

La setlist du concert :

Du temps / Peut-être toi / Libertine / Optimistique-moi / À tout jamais / C’est une belle journée / Tristana / Rayon vert (avec AaRON) / Rêver / L’autre / Que l’Aube est belle / Sans contrefaçon / Oui mais… non / Ode à l’apesanteur (interlude) / Que je devienne… / XXL / Désenchantée / Rallumer les étoiles

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